Qui est le samiri dans le coran

En 2016 après. J.-C , le calendrier juif indique la date de 5,776 (ans )depuis la création du monde. En réalité, les informations de l’Ancien Testament, recoupeés avec d’autres sources littéraires et avec les données de l’archéologie, permettant d’établir une chronologie sûre depuis le III millénaire.

Par ailleurs ,dans le coran Allah dit : « Nous avons mis ton peuple à l’épreuve après ton départ. Et le Samiri les a égarés » verset 85 . Sourate Ta – Ha.

Alors le problème qui se pose est le suivant:

Allah parle de Samiri alors que historiquement la fondation de Samarie fut en 880 av J.C. et moïse reçoit la Torah au mont sinaï en 1230 av. J.C. cela veut dire que les samiriens ou habitants de Samarie n’existaient pas à l’époque de Moïse. Comment expliquer alors cet apparent non sens. ?

en fait différents avis existent quant à ce que signifie le nom « Sâmirî » ici :

– A) le nom « Sâmirî » est une désignation qui s’applique à tout un groupe de personnes, et cet homme, nommé « Sâmîrî » dans ce passage coranique, faisait à l’origine partie de ce groupe.

A.a) ce nom signifie : « Samaritain » ; en fait les Samaritains existaient bel et bien avant la fondation de Samarie : ce sont les descendants des tribus issues de Joseph , demeurés donc en Égypte.

A.b) ce nom « Sâmirî » signifie : « d’origine sumérienne » (Abu-l-Kalâm Azâd, cité dansQassas ul-qur’ân 1/501-502) ;

B) dans ce verset, ce nom « Sâmirî » renvoie non pas à un groupe de personnes mais à cet individu particulier qui a fabriqué le veau d’or :

B.a) soit le nom signifie : « gardien » (Traduction du Coran en anglais par Yussuf Ali, note n° 2608) ;

— B.b) soit le nom vient d’un terme de l’égyptien ancien qui signifie : « étranger »Ibid., note n° 2605 ; Yussuf Alî cite le Egyptian Hieroglyphic Dictionary).

Dans l’expectative d’une réponse à cette question, nous nous en tenons pour le moment à la préférence de Cheikh Syôhârwî, qui va à l’avis de Abu-l-Kalâm Azâd [avis A.b] : le mot « Sâmirî » signifierait dans ce verset : « originaire de Sumer ».

Abu-l-Kalâm Azâd écrivait à son époque (14è siècle hégirien / XXè siècle chrétien) qu' »actuellement encore, en Irak, un restant de (ce peuple) est appelé par ce nom ».

Il écrit encore : « L’habitat des tribus sumériennes fut l’Irak, mais (certains individus) étaient allés s’établir jusqu’à des contrées lointaines. L’existence de relations entre eux et l’Egypte est établie jusqu’à la fin du second millénaire avant Jésus. Il semble donc qu’un individu de ce peuple ait apporté foi en Moïse, et que, lorsque les fils d’Israël vécurent l’Exode, il partit avec eux. C’est lui que le Coran a désigné par le nom « as-Sâmirî ». Le culte de la vache, du bœuf et du veau avait cours chez les Sumériens et chez les Egyptiens » (cité dans Qassas ul-qur’ân 1/501-502).

Wallâhu A’lam