L’espérance blâmable

Dans le musannaf de ‘Abd Ar-Razzåq avec une bonne chaîne de transmission, d’après ‘AbduLlåh ibn Mas’ûd رضي الله عنه, il a dit :

« Lorsque l’homme chevauche sa bête et qu’il n’évoque pas le nom d’Allãh, Shaytãn monte en croupe derrière lui puis lui dit : « Chante ! »

S’il ne maîtrise pas cela, il lui dit : « Formule des voeux ! » »

Ce athar renferme le fait que si la personne n’évoque pas le nom d’Allâh quand il enfourche sa monture, Shaytân l’accompagne sur sa route et le distrait de l’évocation d’Allâh avec le chant.

Mais si la personne ne maîtrise pas le chant, Shaytân l’amène à une seconde occupation qui n’est autre que la formulation de voeux ; son esprit vagabonde alors et il s’éparpille : tantôt il espère une belle épouse, tantôt une maison spacieuse, tantôt une fortune colossale…

Et il tue son temps ainsi et perd sa vie, jusqu’au moment où son départ (la mort) approche, il regrette alors amèrement et dit : « Hélas ! Que n’ai-je fait du bien pour ma vie future ! »

Cheikh ‘Abdas Salam Ibn Barjass – الشيخ عبد السلام بن برجس آل عبد الكريم